Mouvements plans

Un solide est animé d’un mouvement plan si tout point \(M\) de ce solide reste à une distance constante d’un plan fixe au cours de son mouvement.

Exemple : le mécanisme bielle-manivelle est un mécanisme plan

Tous les solides du mécanisme ont un mouvement plan

 

Rotation autour d’un axe fixe

Définition

Le vecteur vitesse du point \(M\) d’un solide (1) en rotation de centre \(P\) par rapport au solide (0)
est défini par le vecteur :

\(\Large{\overrightarrow{V_{M\in 1/0}}}\) :

  • direction : tangente à la trajectoire = perpendiculaire au rayon \([PM]\)
  • sens : celui donné par le mouvement de rotation
  • norme :
    \(\bbox[10px,border:2px solid black]{\Large{\color{gray}{∀M\in (1):}\left\|\overrightarrow{V_{M\in 1/0}}\right\|=\omega_{1/0}\cdot PM}}\)

avec :

    • \(\omega_{1/0}\) : vitesse de rotation [rad/s]
    • \(PM\) : « rayon » en mètre [m]
    • \(\left\|\overrightarrow{V_{M\in1/0}}\right\|\) : en mètre par seconde [m/s]

Exemple : le mouvement de la manivelle dans un mécanisme bielle-manivelle

 

 

Translation (rectiligne, circulaire ou quelconque)

Définition

Si un solide (1) est animé d’un mouvement de translation par rapport à (0) alors :

\(\bbox[10px,border:2px solid black]{\Large{\color{gray}{∀M, N\in (1):}\overrightarrow{V_{M\in 1/0}}=\overrightarrow{V_{N\in 1/0}}}}\)

Exemple : le mouvement du coulisseau dans un mécanisme bielle-manivelle

 

 

Centre (instantané) de rotation

 Le centre instantané de rotation (C.I.R.) d’un solide (1) par rapport à un solide de référence (0) est le point situé à l’intersection des droites perpendiculaires aux vecteurs vitesse de 2 points distincts du solide (1).

On ne note souvent \(CIR_{1/0}\) ou \(I_{1/0}\).

Le C.I.R. est similaire au centre de rotation d’un solide en mouvement de rotation autour d’un axe fixe, à la différence que sa position varie au cours du temps.

ATTENTION : la position du CIR change au cours du temps, mais la vitesse de ce point lié au solide est nulle !!

\(\overrightarrow{V_{I_{1/0}}}\neq\vec 0\) et \(\overrightarrow{V_{I_{1/0}\in 1/0}}=\vec 0\)

 

Exemple : le mouvement de la bielle dans un mécanisme bielle-manivelle

 

 

Conséquence :
Connaissant le C.I.R. d’un solide et la vitesse d’un point \(M\), on peut déterminer graphiquement la vitesse de tout point \(N\) de ce même solide par la construction ci-contre.

 

Théorème de l’équiprojectivité

Définition
Énoncé : soient deux points \(\color{red}{M}\) et\(\color{blue}{N}\) appartenant à un solide (1) ; leurs vecteurs vitesse dans le mouvement de (1) par rapport à (0) sont équiprojectifs sur l’axe \((\color{red}{M}\color{blue}{N})\) :

\(\bbox[10px,border:2px solid black]{\Large{\overrightarrow{V_{\color{red}{M}\in \color{green}{1/0}}}\cdot \overrightarrow{\color{red}{M}\color{blue}{N}}=\overrightarrow{V_{\color{blue}{N}\in \color{green}{1/0}}}\cdot \overrightarrow{\color{red}{M}\color{blue}{N}}}}\)

L’égalité de ces produits scalaires est équivalente à l’égalité des projections orthogonales des vecteurs vitesse sur le même axe \((\color{red}{M}\color{blue}{N})\).

 

 

Loi de composition des vitesses

Définition

Quels que soient le point \(B\) et deux solides (1) et (2) en mouvement par rapport à (0) :

\(\bbox[10px,border:2px solid black]{\Large{\overrightarrow{V_{\color{green}{B}\in \color{red}{1}/0}}=\overrightarrow{V_{\color{green}{B}\in \color{red}{1}/\color{blue}{2}}}+\overrightarrow{V_{\color{green}{B}\in \color{blue}{2}/\color{green}{0}}}}}\)

La vitesse \(\overrightarrow{V_{\color{green}{B}\in \color{red}{1}/0}}\) due à la rotation de la came autour de A peut se décomposer en :

  • \(\overrightarrow{V_{\color{green}{B}\in \color{red}{1}/\color{blue}{2}}}\) (appelée vitesse de glissement)
  • \(\overrightarrow{V_{\color{green}{B}\in \color{blue}{2}/\color{green}{0}}}\) (appelée vitesse d’entraînement)

 

 

Points coïncidents (cas d’une articulation)

Articulation = liaison assurant un guidage en rotation (pivot, pivot-glissant, sphérique, sphère-cylindre)
Si (1) et (2) sont deux solides articulés au point \(M\).

Composition des vitesses : \(\overrightarrow{V_{\color{green}{M}\in \color{red}{1}/0}}=\overrightarrow{V_{\color{green}{M}\in \color{red}{1}/\color{blue}{2}}}+\overrightarrow{V_{\color{green}{M}\in \color{blue}{2}/0}}\)

or \(\overrightarrow{V_{\color{green}{M}\in \color{red}{1}/\color{blue}{2}}}=\overrightarrow{0}\) car \(M\) est sur l’axe de la rotation entre (1) et (2)

donc :

\(\bbox[10px,border:2px solid black]{\Large{\overrightarrow{V_{\color{green}{M}\in \color{red}{1}/0}}=\overrightarrow{V_{\color{green}{M}\in \color{blue}{2}/0}}}}\)

 

\(M\in 1\) et \(M\in 2\) sont des points constamment coïncidents.

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