Apports thermiques solaires sur une habitation

Objectif : quantifier puis comparer l’énergie apportée par le rayonnement solaire dans une habitation selon la couleur de son toit.

Le rayonnement solaire est d’autant mieux absorbé par un corps que la surface de celui-ci est peu réfléchissante.

Le pouvoir réfléchissant d’une surface est appelé albédo.

Dans le domaine de l’habitat, une toiture sombre absorbera mieux l’énergie solaire qu’une toiture claire.
Afin d’optimiser la consommation énergétique d’une habitation, il faudrait avoir une toiture sombre lorsqu’il fait froid, afin d’économiser du chauffage, et une toiture claire lorsqu’il fait chaud, afin d’améliorer le confort.

Bref : une toiture qui change de couleur !

L’étude qui suit porte par conséquent sur une maquette d’habitation dont le toit peut passer du noir au blanc :

Cette maquette, réalisée dans le cadre de projets de 1ère , a permis de réaliser une expérimentation :

  • Pour chacune des deux configurations de toiture (noire ou blanche), avec des conditions de départ identiques (mêmes températures extérieure, intérieure et des cloisons), on irradie la toiture (irradiance constante) à l’aide de spots halogènes.
  • On mesure alors la température de l’air intérieur pendant une durée de 15 minutes environ.

 

Vous répondrez aux questions sur un document texte (MS Word ou LibreOffice Writer).

Créer un dossier à votre nom, pour y placer ce document, ainsi que tous les autres fichiers nécessaires.

La présentation doit être claire, concise, soignée, et comporter des captures d’écran et photos pertinentes.

 

Traitement des mesures

Les mesures ont été réalisées grâce à un capteur de température DS18B20, et enregistrées par un Arduino UNO connecté un ordinateur. Un logiciel de type moniteur série permet de récolter les mesures.

Les fichiers .txt suivants comportent les enregistrements des températures (en °C) en fonction du temps (en ms), pour les 2 couleurs de toiture :

noir.txt

blanc.txt

Télécharger (clic-droit puis « Enregistrer la cible du lieu sous … ») ces 2 fichiers et les placer dans le dossier de l’activité.

Créer un nouveau classeur à l’aide d’un logiciel de type Tableur (MS Excel ou LibreOffice Calc) et l’enregistrer dans ce même dossier.

Importer les données de ces deux fichiers sur une même feuille de calcul du classeur. (voir Importer des données dans une feuille de calcul)

 

La mesure de la température a commencé à l’instant où les spots halogènes ont été allumés, mais l’Arduino était déjà démarré et la mesure de la température également, et par conséquent le temps de départ n’est pas à zéro.

Insérer une colonne entre le temps en millisecondes et la température, et à l’aide d’une formule, la remplir avec le temps, exprimé en seconde, et de telle sorte qu’il commence à zéro.

Doter les colonnes de titres explicites et avec des unités.

Insérer un graphique de type « Nuage de points » (voir Faire un graphique à l’aide d’un Tableur).

 

Insérer, sur la même feuille, les données du deuxième fichier .txt, puis les traiter de la même manière (sauf pour le graphique).

 

Depuis le graphique, ajouter une série de données avec ces dernières données insérées (voir Faire un graphique à l’aide d’un Tableur). Ajouter des titres aux axes, une légende, …

 

Analyse des mesures

Données

Caractéristiques de la maquette de maison :

  • Matériau : bois (MDF épaisseur 3 mm, double épaisseur pour la toiture)
    • Capacité thermique massique : \(c_{mdf}=0,18\;\text{J/K/kg}\)
    • Masse volumique : \(930\;\text{kg/m}^3\)
  • Dimensions intérieures de la maquette :
    • sol : 239×194 mm ;
    • hauteurs :
      • avant : 120 mm
      • arrière : 226 mm
  • Capacité thermique massique de l’air : \(c_{air}=1005\;\text{J/K/kg}\)

 

Donner l’expression littérale de l’énergie accumulée dans l’air intérieur à l’habitation en fonction de son volume et de sa variation de température (voir Thermique).

 

Déterminer les pentes des courbes expérimentales, dans leur partie linéaire. Ne pas oublier les unités !

 

Calculer la capacité thermique du volume d’air intérieur à la maquette.

 

Donner l’expression puis calculer numériquement les puissances lors de cette phase.

 

Calculer l’écart absolu, puis relatif (en prenant comme référence la puissance pour un toit blanc) des flux thermiques à travers la toiture.

 

Modélisation et Simulation numérique

On se propose de réaliser une modélisation thermique de la maquette de maison selon le modèle unidimensionnel ci-dessous :

Ce qui peut se traduire par le modèle multiphysique Simscape ci-dessous :

Télécharger et ouvrir le modèle toiture.slx

L’objectif d’un tel modèle est multiple :

  • Extrapoler le comportement d’un système multiphysique à des conditions non reproductibles en laboratoire (durée, températures, …) ;
  • Valider le modèle (structure, paramètres, …) afin de l’appliquer à un système que l’on ne peut pas posséder en laboratoire (trop gros, trop cher, …);
  • Déterminer des caractéristiques de composant que l’on ne connaît pas par comparaison avec une expérimentation.

 

Toutes les constantes utiles (température extérieure, dimensions, caractéristiques des matériaux, …) sont déjà définies dans les paramètres globaux du modèle et sont consultables depuis l’onglet « Callbacks »/InitFcn », accessible en faisant clic-droit sur le fond modèle, puis « Model Properties » :

 

Paramétrage du modèle

Certaines caractéristiques de la maquette sont connues : dimensions, matériaux utilisés, …

D’autres sont plus difficile à connaître : réflectivité du toit, coefficients de transferts thermiques, …

Quant aux conditions extérieures au système (irradiance, températures, …) il est possible de les mesurer.

 

À l’aide d’un appareil de mesure on relève une irradiance moyenne de \(900\;\text{W/m}^2\) au niveau de la toiture.
Pour déterminer la portion de cette irradiance absorbée par le toit, on mesure, avec le même appareil, celle réfléchie par la toiture : \(300\;\text{W/m}^2\) pour le toit blanc, \(55\;\text{W/m}^2\) pour le toit noir.

Calculer \(G\), les coefficients d’absorption à renseigner dans le modèle multiphysique afin de prendre en compte la couleur du toit.
Compléter le modèle multiphysique pour une toiture noire.

 

 

Compléter le bloc « Surface de toiture » du modèle multiphysique en utilisant les noms des paramètres globaux (voir plus haut pour l’accès à ces paramètres).
Multiplier la surface de la toiture par le coefficient d’incidence de 0,8 dû à l’angle entre la toiture et le rayonnement.

 

Compléter chacun des blocs de transfert thermique, toujours en utilisant les noms des paramètres globaux.

 

 

 

Compléter chacun des blocs des masses des trois corps physiques (toit, air intérieur, murs+sol), toujours en utilisant les noms des paramètres globaux.

 

Analyse et comparaison des résultats

Lancer la simulation …

Comparer les allures des courbes expérimentales et de simulation, et notamment la phase précédent l’inflexion.

 

Comparer avec les résultats expérimentaux en quantifiant les écarts (puissance, température maximale, rapidité, écart relatif des flux, …).

 

Expliquer l’écart de puissance.

 

Si on pousse l’expérimentation un peu plus longtemps, on constate que la température se stabilise à 35,5 °C, dans les deux cas de figure (toiture noire ou blanche).

Calculer la résistance thermique de l’ensemble des cloisons.

 

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